« C’est déplorable, lâche une ancienne étudiante de Michaël Langlois. Que l’université fasse une telle erreur, alors que la tâche a été si difficile pour celles et ceux qui ont témoigné… Je leur en veux, vraiment. » Le 18 avril, le maître de conférences en Ancien Testament de la faculté de théologie protestante, qui fait partie de l’Université de Strasbourg (Unistra), a été réintégré à la suite d’une décision du Cneser (Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche).
Pourtant, sur le fond, il n’a pas été blanchi des accusations portées contre lui (« comportements inappropriés », « propos à connotation sexuelle », « attitude de séduction » envers des étudiantes, entre 2009 et 2019). Mais sur la forme, la procédure juridique n’aurait pas été parfaitement respectée par les services de l’université de Strasbourg. L’enseignant peut donc à nouveau travailler à la faculté, et sera face à des étudiants et des étudiantes à la rentrée 2024 en attendant le nouveau jugement sur le fond.
Le 18 août 2023, la section disciplinaire de l’université de Strasbourg avait décidé d’exclure de ses murs Michaël Langlois pour trois ans, et de suspendre son salaire. Une sanction lourde, visant cet enseignant aujourd’hui âgé de 48 ans.
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