« Son geste nous a tous surpris. Ses amis, sa mère, ses filles, et moi. Sébastien n’était pas quelqu’un de déprimé, et il n’était pas reclus chez lui. Il sortait, il voyait ses enfants régulièrement. C’est son travail qui est en cause, c’est évident. » Sophie Baty n’en démord pas. Son ex-conjoint (ils étaient séparés depuis 2020, et en instance de divorce au moment du drame) n’allait pas bien depuis quelques mois, et selon la jeune femme de 35 ans, l’Epsan était la cause de ce mal-être.
La gendarmerie de Brumath, en charge de l’enquête sur les circonstances du suicide, a transmis le dossier au parquet de Strasbourg à la fin du mois de juin. La procureure de Strasbourg doit désormais décider de poursuivre ou non les investigations. Ainsi que de potentielles mises en examen.
Du côté de l’inspection du travail, l’enquête se poursuit mais un rapport d’étape a été rendu fin mai, devant les organisations syndicales et la direction de l’Epsan. D’après nos informations, ce rapport conclut à une exposition de Sébastien S. à un ensemble de risques psycho-sociaux, ainsi qu’à un harcèlement moral. La direction de l’Epsan conteste cette qualification.
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