« Il y a toujours le risque d’une erreur humaine, ou de la survenue d’événements qu’on n’attendait pas », résume sobrement Thierry De Larochelambert, chercheur au CNRS à Belfort, notamment spécialiste de la sureté des installations nucléaires et géothermiques. Comme d’autres scientifiques, il considère que le projet d’enfouissement des déchets de Stocamine présente de nombreuses incertitudes quant à la préservation de la ressource en eau potable.
L’État français a pris la décision, en janvier 2021, de construire 12 barrages en béton à 550 mètres sous terre, 400 mètres sous la plus grande nappe phréatique d’Europe occidentale. Objectif de l’opération : confiner 42 000 tonnes d’éléments pollués au cyanure, au mercure, à l’amiante ou à l’arsenic, placées là entre 1999 et 2002. « C’est l’unique chantier au monde réalisé dans cette configuration », clame Régis Fischer, directeur technique adjoint des Mines de Potasse d’Alsace (MDPA), qui gèrent Stocamine. Inexorablement, dans une période allant de 70 à 300 ans, l’eau s’infiltrera dans les galeries. Elle créera ainsi une soupe ultra toxique, appelée avec pudeur « saumure polluée », dans l’étude d’impact du projet.
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