Plus de deux mois après le lancement rocambolesque du Réseau express métropolitain européen (Reme), ses principaux instigateurs vont à la rencontre du public. Thibaud Philipps, vice-président Transports de la Région Grand Est, sera présent avec des représentants de l’Eurométropole et de la SNCF à une réunion publique avec la maire de Schiltigheim, Danielle Dambach (EE-LV) mercredi 1er mars à 18h30 à la mairie de Schiltigheim.
L’objectif de la réunion est d’évoquer les conséquences du Reme sur la gare de Schiltigheim – Bischheim et son impact sur le territoire communal. Mais compte-tenu du déploiement catastrophique du Reme en décembre 2022, et de son fonctionnement à 50% des promesses initiales, les questions risquent de dépasser ce cadre…
Financé par l’Eurométropole de Strasbourg (EMS) et la Région Grand Est, le Reme devait ajouter 800 trains par semaine et de nouveaux cars express à l’offre de transports en commun reliant Strasbourg aux autres villes du Bas-Rhin. Mais un mois après son lancement, à peine plus de la moitié des nouveaux trains annoncés étaient en fonctionnement. Un échec qui a poussé la Région à prendre en charge 50% de l’abonnement des usagers du TER Grand Est jusqu’en avril 2023 ; pour les usagers ponctuels, plus de 1 500 000 billets à prix cassés ont été mis en vente, également jusqu’en avril.
Le fonctionnement optimal du Reme prévu pour août
Le nombre de trains du Reme — dont 40% des dépenses de fonctionnement seront assurées par l’Eurométropole — devrait progressivement augmenter pour atteindre sa cadence promise en août. Lors d’une conférence de presse le 17 janvier, Thibaud Philipps faisait amende honorable :
« Je m’excuse que le Reme n’ait pas fonctionné comme il aurait dû. Maintenant, je veux que les choses soient fiables et progressives. Nous ne pouvons plus faire des annonces que nous ne sommes pas capables de tenir. »
Chargement des commentaires…