C’était une promesse présidentielle. Le 18 avril 2018, Emmanuel Macron avait promis d’investir dans la réparation de la ligne Épinal – Saint-Dié. Huit mois plus tard, le train cessait de circuler sur ce tronçon d’une cinquantaine de kilomètres. Après 15 ans sans rénovation, l’infrastructure nécessitait d’importants travaux, à hauteur de 21 millions d’euros. L’État a pris en charge 40% des coûts, notamment pour la réfection du tunnel de Vanémont, menacé d’effondrement.
Dimanche 12 décembre, le train a repris la desserte entre Épinal et Saint-Dié, en présence du président de la Région Grand Est Jean Rottner, du Premier ministre Jean Castex et du ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari.
Plus de train, moins d’arrêt
Niveau cadencement, le service est amélioré. Avant les travaux, le train effectuait cinq allers-retours par jour en semaine. Il en fera désormais dix par jour, dont plusieurs trajets directs entre Épinal et Saint-Dié. Pour le président (LR) de la Région Grand Est, cité par le journal Le Monde, il s’agit de « proposer une réelle alternative à la voiture ». Jean Rottner décrit ainsi cette inauguration comme « le résultat d’une démarche de long-terme de la Région, qui a pour objectif de réenchanter le train. »
Pour le gouvernement aussi, cette réouverture de ligne est un symbole. En février 2020, il avait annoncé un investissement de six milliards d’euros sur dix ans pour sauver les « lignes de desserte fine du territoire. » L’État reprendra 1 400 kilomètres de lignes, un contrat de plan État-région doit permettre d’en réhabiliter 5 800 autres. Les régions devront s’occupent seules de 1 000 autres kilomètres de petites lignes.
Du côté du syndicat CGT Cheminots de Saint-Dié-des-Vosges, on se félicite de cette réouverture tout en soulignant l’absence de desserte des localités de Saint-Léonard et de Docelles-Cheniménil. « Les populations de ces territoires
devront donc patienter avant obtenir une éventuelle satisfaction sur ces arrêts, celle-ci serait soumise à l’agenda de l’ouverture à la concurrence, au mieux en 2025″, regrette Gérard Coinchelin, le secrétaire de l’union locale CGT.
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