À l’hôpital public, le manque de moyens tue. Mercredi 16 mars, vers 23 heures, un homme atteint d’hémorragie digestive a été admis aux urgences du Nouvel hôpital civil (NHC). Dans un service débordé par le nombre insuffisant de lits d’hospitalisation, il est resté plusieurs heures sur un brancard. Il est décédé jeudi 17 mars vers 13 heures. Il venait à peine d’être pris en charge pour une transfusion après avoir passé près de 12 heures dans la zone 4, un espace dédié à la répartition des patients, non-propice aux soins.
Une hémorragie digestive nécessite, dès l’arrivée du patient, un bilan de santé ainsi qu’une transfusion et un traitement médicamenteux. Ce jour-là, les soignants qui devaient prendre en charge le patient n’ont pas pu réaliser ce suivi et ces soins à temps. Retrouvé en arrêt cardiaque, il est décédé dans des conditions qui restent encore à déterminer selon la communication des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS) :
« Tout décès au sein de notre institution reste une situation difficile à vivre pour notre communauté médicale, soignante et administrative. Conformément à la procédure applicable, le décès a été déclaré à l’Agence régionale de santé (ARS) sur le portail national des évènements indésirables et une enquête est diligentée par le directeur général. »
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