« Jusque-là, ceux qui critiquaient le Grand Est étaient taxé d’irrationnels. Ce livre va faire date car il inverse les choses », veut croire Pierre Kretz, ancien avocat et essayiste régionaliste, un temps situé à gauche politiquement. Avec Le Grand Est, une aberration économique, la mouvance régionaliste tient en effet un réquisitoire argumenté contre la fusion de la Lorraine, l’Alsace et la Champagne-Ardenne début 2016.
La grande région n’a pas choisi son organisation. Telle est l’analyse de l’économiste Jean-Philippe Atzenhoffer. Ainsi, la Région Grand Est cumulerait « les défauts du centralisme » et les surcoûts de la complexité administrative. L’ouvrage pointe par exemple les douze « Maisons de la Région » ou son « Ambassade » boulevard Saint-Germain à Paris « pour près de trois millions d’euros ». Rien qu’en 2017, la Région a dépensé « 15,2 millions en acquisitions et aménagements immobiliers » selon un rapport de la chambre régionale des comptes. Les élus se réunissent à Metz, mais aussi à Strasbourg, tandis que des cérémonies de remise de prix sont parfois organisées en triple, pour éviter les déplacements de plusieurs centaines de kilomètres.
« Il faut une place forte »
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