Le dégoût a commencé par une odeur. Celle d’un t-shirt que j’avais gardé sous ma veste et ma surblouse blanche. Dès mon premier jour d’infiltration dans l’usine d’Herta à Illkirch-Graffenstaden, je suis arrivé dans l’un des services les plus physiques de l’entreprise, après une formation express. Personne n’a le temps de m’indiquer qu’il faut porter un tablier imperméable et des protections en plastique sur les bras. Résultat : pendant une bonne demi-heure, je porte des pains de jambon de 25 kilos. L’espèce de jus plein de grumeaux dans lequel les pains baignaient quelques secondes auparavant se retrouve absorbé par mes vêtements.
Quelques jours plus tard, une odeur, un haut-le-cœur
Quelques heures plus tard, lors d’une première pause cigarette, un collègue m’avait lancé en rigolant face à mes vêtements mouillés : « Quand tu rentres chez toi, tu passes pas dire bonjour à ta meuf, c’est la douche direct ! » Comme un mauvais souvenir, j’ai laissé ce t-shirt sur le rebord de ma fenêtre. Quelques jours plus tard, je l’ai senti à nouveau, avant de réprimer un haut-le-cœur.
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