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Des hooligans strasbourgeois condamnés pour des violences à Reims

Suite à un affrontement avec des rémois samedi, cinq hooligans strasbourgeois ont été condamnés à de la prison avec sursis. Une forte rivalité entre des groupes néonazis des deux villes existe depuis plusieurs années.

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Des hooligans strasbourgeois condamnés pour des violences à Reims
Des hooligans strasbourgeois et rémois se sont battus devant la brasserie Gin Pamp samedi 5 avril.

Reims, 22h15, samedi 5 avril. Le lendemain, le Racing club de Strasbourg joue contre l’équipe locale pour un match de Ligue 1. Une dizaine de Mesos, des hooligans néonazis rémois, sont attablés à la terrasse du Gin Pamp, en plein centre-ville. Soudain, une vingtaine d’individus habillés en noir et aux visages dissimulés déferlent en bande, comme on peut le voir dans une vidéo publiée sur le boucle Telegram GruppaOf, spécialisée dans le hooliganisme.

Lors de l’affrontement, deux employés du bar sont blessés par des chaises et des tables envoyées dans leur direction d’après France 3 Grand Est. Le même article relate que parmi les personnes participant à l’émeute, certains utilisent même des grenades lacrymogènes, des armes théoriquement interdites.

Prison avec sursis

Neuf hooligans ont été interpellés et placés en garde vue. Et cinq strasbourgeois ont été jugés en comparution immédiate lundi 7 avril. Ils ont été jugés coupables de violences aggravées et ont écopé de peines allant de trois à six mois de prison avec sursis, assorties d’interdiction de séjour à Reims et de détention d’armes selon France Bleu.

Il s’agit probablement de membres des Strasbourg Offender, un groupe de hooligans néonazis en forte rivalité avec les Mesos. Rue89 Strasbourg a documenté que les deux bandes se sont déjà battues en novembre 2021 à Kilstett et en mars 2022 près de Reims. Une personne avait été poignardée lors de la seconde bagarre, et plusieurs avaient été hospitalisées.

Le ministère de l’Intérieur envisageait fin mars de dissoudre les Strasbourg Offender. Mais L’Équipe a révélé le 31 mars que la procédure était en pause. Beauvau a justifié que les responsables du Racing club de Strasbourg étaient responsables puisqu’ils dénoncent eux-mêmes à la police les supporters qui « font le salut nazi ». Le ministère a tout de même précisé à nos confrères que « s’ils fautent » à nouveau, la dissolution pourrait être réalisée grâce à un dossier plus solide.


#hooligans

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