« Assurer un fonctionnement efficace et humain de la Sécurité sociale ». Inscrite à la fin de leur communiqué de grève, la formule du syndicat CGT de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) sonne comme un vœu pieu. Ce vendredi 4 avril, le syndicat, minoritaire dans la société, appelle ces salariés à la grève pour exiger de meilleures conditions de travail, demandant que leurs tâches soient « axées sur l’humain plutôt que sur des statistiques. » Les représentants syndicaux dénoncent pêle-mêle la « complexification de la législation », les « changements réglementaires constants » et « l’augmentation de la charge de travail. »
Ils réclament également une revalorisation de leurs salaires, pour qu’ils suivent « à minima l’inflation ». La CGT demande que la valeur du point d’indice, actuellement de 7,60€ soit portée à 10€. Les salariés mobilisés remettent aussi en cause la classification des emplois et des rémunérations, qui ne répond pas aux qualifications et des diplômes.
Enfin, ils fustigent le recours qu’ils jugent excessif aux contrats précaires, créant une situation instable nuisant à « l’efficacité du service et à la qualité de vie au travail des salariés. » Selon la CGT, la CPAM prévoit « l’utilisation de 750 mois de CDD en 2025, soit l’équivalent de 63 CDD par mois ».
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