« Madame, madame ! » Dans un salle de spectacle de Fessenheim dans le Haut-Rhin, lundi 14 octobre, 180 personnes sont rassemblées. Les regards se tournent vers un homme aux cheveux et à la barbe grisonnante, brandissant une pancarte. « Tous les débats publics sont des mascarades, nous n’y participerons pas ! », cingle-t-il d’une voix grave. « Alors partez », « Allez vous-en », réagit une partie du public.
Il faut dire que la thématique du jour est hautement polarisante : EDF soumet au débat public son projet de « technocentre », un centre de recyclage de déchets nucléaires considérés comme « très faiblement radioactifs ». Dans les tiroirs depuis 2018, le projet a d’abord reçu un avis négatif de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) avant que l’organisme ne change son fusil d’épaule. Il a fini par être intégré au plan France 2030 sous le gouvernement de Jean Castex, le 3 septembre 2020.
Voilà donc Fessenheim, quatre ans après la fermeture de la centrale, à l’aube d’un retour du nucléaire sur son territoire. Sous la forme, cette fois, d’un projet « d’économie circulaire » assure EDF. Tandis que ses opposants déplorent un objectif de « dissémination radioactive irréversible dans le domaine public ».
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