Dans l’ancien bureau des douanes, quai Jacoutot à Strasbourg, des fils électriques sont posés par terre, d’autres pendent des murs. Lina (prénom modifié), d’origine géorgienne, tient à garder l’anonymat, comme les autres personnes interviewées, face aux risques juridiques et par peur de représailles. Elle fait la visite du bâtiment où elle a habité au mois de mai. Vendredi 3 juin, le site, qui était occupé depuis fin avril, est vide. Lina revient sur ces semaines qu’elle juge « très stressantes » :
« Nous avons pris connaissance de cet hébergement sur Facebook mais nous n’avions pas bien compris de quoi il s’agissait. Nous ne voulions pas continuer à dormir dehors. C’est Edson qui nous a dit de venir. On lui a fait confiance. Mais après, il était parfois très colérique avec nous. Nous étions là avec nos enfants, il fallait les rassurer. »
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