C’était une colocation festive, boulevard de Nancy. Après le départ d’une habitante en septembre 2021, Julien et Camille (les prénoms ont été modifiés) avaient trouvé un remplaçant. Ce dernier avait déjà donné son préavis pour son appartement. Tout semblait se goupiller parfaitement. Mais peu de temps avant l’emménagement, les deux jeunes Strasbourgeois apprennent que le propriétaire refuse de signer un avenant au contrat de location pour leur ami. Le marchand de biens Frédéric Ranson est sur le point d’acheter l’immeuble. Il souhaite rénover les appartements et les revendre. « On a alors compris que notre départ n’était qu’une question de temps… », souffle Julien.

Contacté, l’entrepreneur confirme le projet. Racheté en bloc, l’immeuble sera revendu à la découpe. Les appartements en colocations d’une centaine de mètres carrés seront ainsi transformés en petits appartements pour des jeunes couples avec enfants. Pour les locataires, le marchand de biens négocie au cas par cas une indemnité de départ, « mais parfois c’est plus intéressant pour eux d’avoir une proposition de relogement (dans son patrimoine immobilier, NDLR) », indique le nouveau propriétaire.
Lisez la suite pour 1€ seulement
- Accédez à nos enquêtes et révélations exclusives
- Soutenez une rédaction locale qui appartient à ses journalistes
- Maintenez une vigie citoyenne sur les pouvoirs locaux
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Chargement des commentaires…