« Les parents sont souvent reconnaissants du personnel soignant, surtout qu’ils voient qu’on travaille dans des locaux pourris. » Anne-Lise (le prénom a été modifié) travaille dans le service psychothérapique pour enfants et adolescents (SPEA) des Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS). Soignante depuis plusieurs années, elle connait parfaitement les défauts du site elsauvien. Situé au fin fond de ce quartier enclavé de l’ouest de Strasbourg, ses bâtiments aux airs de préfabriqués présentent des façades fatiguées : « De l’extérieur, ça fait pitié », estime la soignante. Mais le déménagement, évoqué depuis plus de 10 ans, n’a jamais eu lieu.

Les arguments pour le déménagement sont pourtant nombreux. L’emplacement géographique tout d’abord. Isolée, l’unité d’hospitalisation rencontre des problèmes de sécurité. Si l’un des douze enfants hospitalisés devient violent la nuit ou le week-end, il n’y a que deux soignants et un vigile (jusqu’à minuit) pour le calmer. Françoise (le prénom a été modifié) raconte :
Lisez la suite pour 1€ seulement
- Accédez à nos enquêtes et révélations exclusives
- Soutenez une rédaction locale qui appartient à ses journalistes
- Maintenez une vigie citoyenne sur les pouvoirs locaux
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Chargement des commentaires…