« Tu penses qu’on va faire combien ce soir ? 200 couverts ? 300 ? Le week-end dernier on en a fait 1 200 ! » Dans une salle à manger encore sombre, je rencontre mes nouveaux collègues sur les coups de 18h15 un lundi soir. J’ai été embauchée à l’Ancienne Douane en tant que serveuse, un métier que j’ai exercé pendant plus de cinq ans tout au long de mes études et au début de ma carrière de journaliste.
Il aura suffi de déposer un CV pour que le directeur m’embauche en tant qu’extra la semaine suivante, après m’avoir posé une seule question : « Vous savez travailler au pookie ? » Silence gêné. Le directeur comprend que je ne sais pas de quoi il parle. Visiblement ce n’est pas grave. Mes collègues m’apprendront à utiliser la petite tablette connectée qui remplace le carnet de note pour prendre les commandes des clients. Mon premier soir, on me demande immédiatement si je suis disponible pour travailler les 24 et 31 décembre. La réponse est non. Le chef s’y attendait.
Sensei et pookie
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