lÀ Strasbourg, 872 personnes vivaient sans hébergement début mars, selon un décompte de la Nuit de la solidarité entre le 4 et le 5 mars. Habiter dehors empêche de maintenir des règles de confinement et la promiscuité dans les squats rend impossible l’instauration des gestes barrières. Pour lutter contre l’expansion de la pandémie, l’État a ouvert 5 467 places d’hôtels en France et 1 300 places pour les SDF malades du Covid-19 ne nécessitant pas d’hospitalisation. Au 30 mars, 50 millions d’euros étaient mobilisés. Dans le Bas-Rhin, 763 places ont été ouvertes, dont l’immense majorité, 712, en hôtels.
L’hébergement en structure hôtelière est valable au moins jusqu’au 10 juillet, date de fin de la trêve « hivernale ». Pour l’instant, le ministère de la Cohésion des territoires ne s’est pas prononcé sur les conditions de relogement de ces personnes. Les associations d’aide sont inquiètes, un retour à la rue réduirait à néant trois mois de suivi et d’amélioration de l’état de santé de ces personnes en grande précarité.
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