Le 23 décembre, c’est souvent le jour où l’on fait des cadeaux de dernière minute pour ses proches. Ce jour-là en 2019, l’ancien président de l’Eurométropole, Robert Hermann (PS), s’est attelé à l’avenir. En signant le nouveau contrat de publicité entre l’Eurométropole et la société JCDecaux, il a légué un cadeau lucratif mais empoisonné pour les dix prochaines années à ses successeurs.
Ce contrat embarrasse aujourd’hui la majorité écologiste à Strasbourg. Certes, il rapporte un peu plus d’argent que le précédent, mais les écologistes avaient émis des critiques sur l’autorisation des panneaux numériques et s’étaient abstenus lors de la plupart des votes. Désormais au pouvoir, les voici contraints d’alimenter ces panneaux à travers les emplacements réservés à la Ville et l’Eurométropole. Et à l’heure de la « fin de l’abondance », difficile de faire passer un message de sobriété quand ces panneaux énergivores tournent en boucle.
L’exécutif écologiste et des maires à l’Eurométropole vient tout juste d’obtenir une extinction des panneaux vidéos des abribus à 23h, contre 1h jusque-là. Et à partir du 25 mars, les panneaux fonctionneront jusqu’à minuit. Une toute petite concession par rapport aux enjeux d’un tel contrat et la débauche énergétique de ces panneaux. Si l’ajustement est minime, c’est parce que mettre fin au contrat coûterait désormais très cher.
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