Il aurait suffit de fermer les yeux une dizaine de jours pour ne rien remarquer. Démantelé le 1er août, le camp de sans abris s’est déjà reformé dans le square Krimmeri, à la Meinau. Pourtant ce jour-là, la préfecture du Bas-Rhin se targuait d’avoir proposé aux 191 personnes des orientations « adaptées à leur situation ». Selon elle, 159 personnes ont été orientées vers des « hébergements dans le Bas-Rhin », trois demandeurs d’asile et deux enfants vers des « hébergements dédiés », une vers le centre de rétention administrative, une vers l’hôpital, 18 vers le centre de préparation d’aide au retour de Bouxwiller, deux vers l’aide sociale à l’enfance et cinq « n’ont pas souhaité être prises en charge ».
Retour au square Krimmeri
Parmi eux, Lucian. Ce Roumain de 53 ans a pris le bus et suivi les forces de l’ordre jusqu’au gymnase du Heyritz, lors du démantèlement du 1er août. Ce jour-là, il a reçu un bracelet vert parce qu’il a le droit de séjourner en France, et une feuille avec l’adresse de l’Hôtel Formule 1 à Illkirch-Graffenstaden. Il a pu y rester sept jours. « Je ne sais pas ce que je suis censé faire après », regrette-t-il, joignant à son message une photo d’un insecte capturé dans sa chambre.
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