L’opéra national du Rhin, 22 millions d’euros de budget, 277 salariés répartis dans trois villes (Strasbourg, Colmar et Mulhouse), 226 « levers de rideaux » pour 112 000 spectateurs en 2018 / 2019 et une salle « à l’italienne » strasbourgeoise, qui cumule deux tiers du public, mais aussi tous ses problèmes. Par où commencer ? La sécurité revient toujours en premier dans les appels à la modernisation de ce qui s’appelle officiellement le « théâtre municipal de Strasbourg ». Depuis 1997, l’édifice vieux de 200 ans, enchaîne lors des commissions de sécurité les avis négatifs, auxquels les maires successifs dérogent. Ce mauvais état implique des mesures dites « compensatoires », comme l’échafaudage en métal à l’arrière du bâtiment qui fait office de sortie de secours, ou encore des décors enduits d’un produit « ininflammable ». Ce qui a, entres autres, pour conséquence d’augmenter de 30% le prix des matières premières lors de leur conception.
Quand les rideaux prennent feu
Lors d’une visite de sécurité en octobre 2018, un rideau s’est mis à s’enflammer à cause de la surchauffe d’un luminaire. Quelques mois plus tôt, à la place d’une représentation de Chaplin, 800 enfants ont été renvoyés chez eux car « un élément de poutrelle menaçait de s’effondrer », racontait aux DNA l’ancienne directrice Éva Kleinitz, décédée en 2019.
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