C’est une conséquence de la loi sur l’autonomie des universités, celles-ci peuvent désormais gérer leur nom comme une marque. Et « Université de Strasbourg », l’une des plus importantes d’Europe, ça claque pas mal. C’est ce qu’ont compris une poignée d’instituts de formation, qui se sont fait une spécialité de proposer des diplômes Unistra. Pas besoin de venir étudier à Strasbourg, même pas besoin de parler français, au final c’est le même diplôme. Quant aux requis pédagogiques, ils sont laissés à la discrétion de ces instituts. Pratique.
La composante de l’Université de Strasbourg spécialiste de cette pratique est l’Itiri, l’Institut de traducteurs, d’interprètes et de relations internationales, une division de la faculté des langues. Quasi-autonome, l’Institut signe des conventions de délocalisation, au nom de l’Université de Strasbourg, avec de nombreux établissements d’enseignement supérieur un peu partout en Europe.
Rien d’illégal là-dedans. Qu’une grande et vieille université européenne vienne en aide à d’autres, peut-être moins prestigieuses, pour les aider à s’améliorer, est même plutôt positif. Mais là où ça coince, c’est quand les enseignants de Strasbourg commencent à poser des questions, pourtant légitimes puisqu’ils valident les formations proposées à l’étranger.
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