En dépit de sept plans sociaux importants depuis le début de l’année 2020, l’agence de développement alsacienne assure que certaines entreprises cherchent de la main d’œuvre. Depuis huit ans, les statistiques montrent pourtant un lent, mais certain déclin de l’emploi industriel.
Dans le centre-ville de Schiltigheim, en ce vendredi de la fin du mois d’avril, une grande banderole noire ouvre le cortège des salariés. On peut y lire le nombre d’emplois supprimés par le groupe Bio-Rad. Ils sont 110 sur le site alsacien. Quelques jours plus tard, à Duppigheim, une autre banderole affirme que « Knorr doit rester en Alsace ». Autant de symboles d’une « vague de licenciements » redoutée depuis avril 2020. Cette impression se traduit dans les chiffres. Depuis le premier janvier 2020, sept plans sociaux ou fermetures de sites d’ampleur ont été annoncés dans le Bas-Rhin. Bio-Rad, Sanofi, Knorr ou les charriots Caddie sont autant de marques connues, qui vont laisser 860 salariés sans emploi.
L’argument de la crise
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