Ni le bruit, ni la fureur. Quand certains jeunes rêvent barricades et occupations politiques, eux campent les salons de thé et les arrière-salles de bistrots. À rebours de leur génération, les jeunes militants alsaciens soutenant le gouvernement semblent avoir du mal à être audibles face aux opposants de la réforme des retraites. Et n’affichent pas eux-mêmes un enthousiasme débordant dans leur défense du projet de loi. Disséminés entre Renaissance, MoDem et Horizons, ces derniers partagent une même culture politique, pétrie de courtoisie et de consensus.

« Je ne pense pas qu’il y ait de grandes différences entre nous et les organisations de gauche, nous faisons tous les mêmes choses », tempère d’emblée Nastasia Boschard, la représentante pour l’Alsace des Jeunes avec Macron (JAM). Flanquée du « responsable mobilisation » Yohann Bouilly, elle égraine quelques exemples avec conviction ; les tractages seraient réguliers – une fois par semaine, meilleur scénario – avec un ou deux collages dans le mois. Le nombre de militants oscillerait entre dix et quinze, au gré des périodes de partiels ou de vacances. Son compère précise :
Cet article fait partie de l’édition abonnés. | Déjà abonné ? Connectez-vous
Abonnez-vous maintenant pour poursuivre votre lecture

Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Chargement des commentaires…