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Quand on parle « d’indépendance » des médias, il faut parfois préciser indépendant de quoi, et de qui. Juridiquement, tout va bien : Rue89 Strasbourg n’est ni une filiale de la mairie, ni un journal municipal déguisé. Mais politiquement, la réalité est un peu plus subtile comme souvent à Strasbourg. Quand un média partage globalement les mêmes sensibilités idéologiques que ses actionnaires, qu’il vend de la publicité aux collectivités qu’il est censé observer, et qu’il évolue dans un petit écosystème local où journalistes, élus et communicants se croisent plus souvent qu’à la machine à café… on n’est plus dans l’indépendance absolue, mais dans la cohabitation courtoise. Ce n’est pas illégal.
Ce n’est même pas forcément volontaire.
C’est juste humain. Alors non, personne ne reçoit de coups de fil pour dicter les articles. Mais croire que tout cela n’a aucun effet sur les angles, les silences ou les indignations sélectives, c’est croire que les poubelles disparaissent toutes seules quand on ferme les yeux. Bref : indépendant, oui. Isolé, neutre et hors-sol ? Disons… indépendant sous conditions réelles d’usage.
Le clan des 18 qui subodorent ou invoquent l’absence de pluralisme dans la presse indépendante (indépendante des milliardaires quand-même) et donc s’abstiennent ou votent contre, sont souvent les mêmes que celles et ceux qui prennent leur matinal croissant-brioche-thé-café-avec-un-nuage-de-lait avec le Fig’ les Echos, les DNA ou autres trucs du genre, quand ils savent lire, ou C-News, Europe1, ou des machins semblables, quand ce n’est pas le cas.
On retiendra néanmoins que si soutenir la presse indépendante ne donne aucun droit, voter contre n’en enlèvera aucun. Que nos Catharina, Pernelle et nos deux Jean-Philippe se rassurent.
Vous êtes un peu durs avec Olivier. De toute évidence, cet homme là s’ennuie. A Strasbourg quand il est à Strasbourg. A Clichy-sous-Bois quand il est à Clichy-sous-Bois. Quoiqu’au populaire Clichy-sous-Bois (9-3), je me demande parfois s’il ne se croit pas dans le très chic Clichy (92), qui a servi de cadre à l’attachant et sulfureux roman d’Arthur Miller » jours tranquilles à Clichy ». Derrière cet Olivier y aurait-il un « Joey » ou un « Carl » ? Avec la tourmente Epsteinienne qui sévit, va savoir ? Faudrait que l’opposition du coin surveille, du coin de l’œil, ses fréquentations clichoises-sous-Bois.
Mais passons puisque cet homme a de fortes convictions politique : communiste un jour, puis socialiste le lendemain pour « finir » macroniste. Si ça continue ainsi, on va le retrouver dans la Marine, le petit Olivier.
Car n’a-t-il pas été élu, il y a presque six ans, dans une des villes les plus pauvres de France qui reste à ce jour (et un peu grâce à lui puisqu’il est maire depuis 2020 et qu’il en redemande) très bien placée au palmarès des Villes les plus pauvres de France : 7ème position à égalité de points avec la Courneuve et Aubervilliers. Le devise d’Olivier serait-elle : » quand on a une bonne place au palmarès, il faut tout faire pour la garder » ?
Tout ça pour dire qu’un bon recteur à Strasbourg qui ne s’occuperait que de son rectorat et de qui en dépend, et un bon maire à Clichy-sous-Bois qui ne s’occuperait que de sa Ville et de ses habitant.es, ça serait pas si mal.
Quand on parle « d’indépendance » des médias, il faut parfois préciser indépendant de quoi, et de qui. Juridiquement, tout va bien : Rue89 Strasbourg n’est ni une filiale de la mairie, ni un journal municipal déguisé. Mais politiquement, la réalité est un peu plus subtile comme souvent à Strasbourg. Quand un média partage globalement les mêmes sensibilités idéologiques que ses actionnaires, qu’il vend de la publicité aux collectivités qu’il est censé observer, et qu’il évolue dans un petit écosystème local où journalistes, élus et communicants se croisent plus souvent qu’à la machine à café… on n’est plus dans l’indépendance absolue, mais dans la cohabitation courtoise. Ce n’est pas illégal.
Ce n’est même pas forcément volontaire.
C’est juste humain. Alors non, personne ne reçoit de coups de fil pour dicter les articles. Mais croire que tout cela n’a aucun effet sur les angles, les silences ou les indignations sélectives, c’est croire que les poubelles disparaissent toutes seules quand on ferme les yeux. Bref : indépendant, oui. Isolé, neutre et hors-sol ? Disons… indépendant sous conditions réelles d’usage.
BS
Bernard Sibieude
Abo
Le clan des 18 qui subodorent ou invoquent l’absence de pluralisme dans la presse indépendante (indépendante des milliardaires quand-même) et donc s’abstiennent ou votent contre, sont souvent les mêmes que celles et ceux qui prennent leur matinal croissant-brioche-thé-café-avec-un-nuage-de-lait avec le Fig’ les Echos, les DNA ou autres trucs du genre, quand ils savent lire, ou C-News, Europe1, ou des machins semblables, quand ce n’est pas le cas.
On retiendra néanmoins que si soutenir la presse indépendante ne donne aucun droit, voter contre n’en enlèvera aucun. Que nos Catharina, Pernelle et nos deux Jean-Philippe se rassurent.
BS
Bernard Sibieude
Abo
Vous êtes un peu durs avec Olivier. De toute évidence, cet homme là s’ennuie. A Strasbourg quand il est à Strasbourg. A Clichy-sous-Bois quand il est à Clichy-sous-Bois. Quoiqu’au populaire Clichy-sous-Bois (9-3), je me demande parfois s’il ne se croit pas dans le très chic Clichy (92), qui a servi de cadre à l’attachant et sulfureux roman d’Arthur Miller » jours tranquilles à Clichy ». Derrière cet Olivier y aurait-il un « Joey » ou un « Carl » ? Avec la tourmente Epsteinienne qui sévit, va savoir ? Faudrait que l’opposition du coin surveille, du coin de l’œil, ses fréquentations clichoises-sous-Bois.
Mais passons puisque cet homme a de fortes convictions politique : communiste un jour, puis socialiste le lendemain pour « finir » macroniste. Si ça continue ainsi, on va le retrouver dans la Marine, le petit Olivier.
Car n’a-t-il pas été élu, il y a presque six ans, dans une des villes les plus pauvres de France qui reste à ce jour (et un peu grâce à lui puisqu’il est maire depuis 2020 et qu’il en redemande) très bien placée au palmarès des Villes les plus pauvres de France : 7ème position à égalité de points avec la Courneuve et Aubervilliers. Le devise d’Olivier serait-elle : » quand on a une bonne place au palmarès, il faut tout faire pour la garder » ?
Tout ça pour dire qu’un bon recteur à Strasbourg qui ne s’occuperait que de son rectorat et de qui en dépend, et un bon maire à Clichy-sous-Bois qui ne s’occuperait que de sa Ville et de ses habitant.es, ça serait pas si mal.
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Quand on parle « d’indépendance » des médias, il faut parfois préciser indépendant de quoi, et de qui. Juridiquement, tout va bien : Rue89 Strasbourg n’est ni une filiale de la mairie, ni un journal municipal déguisé. Mais politiquement, la réalité est un peu plus subtile comme souvent à Strasbourg. Quand un média partage globalement les mêmes sensibilités idéologiques que ses actionnaires, qu’il vend de la publicité aux collectivités qu’il est censé observer, et qu’il évolue dans un petit écosystème local où journalistes, élus et communicants se croisent plus souvent qu’à la machine à café… on n’est plus dans l’indépendance absolue, mais dans la cohabitation courtoise. Ce n’est pas illégal.
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C’est juste humain. Alors non, personne ne reçoit de coups de fil pour dicter les articles. Mais croire que tout cela n’a aucun effet sur les angles, les silences ou les indignations sélectives, c’est croire que les poubelles disparaissent toutes seules quand on ferme les yeux. Bref : indépendant, oui. Isolé, neutre et hors-sol ? Disons… indépendant sous conditions réelles d’usage.
Le clan des 18 qui subodorent ou invoquent l’absence de pluralisme dans la presse indépendante (indépendante des milliardaires quand-même) et donc s’abstiennent ou votent contre, sont souvent les mêmes que celles et ceux qui prennent leur matinal croissant-brioche-thé-café-avec-un-nuage-de-lait avec le Fig’ les Echos, les DNA ou autres trucs du genre, quand ils savent lire, ou C-News, Europe1, ou des machins semblables, quand ce n’est pas le cas.
Voir plusOn retiendra néanmoins que si soutenir la presse indépendante ne donne aucun droit, voter contre n’en enlèvera aucun. Que nos Catharina, Pernelle et nos deux Jean-Philippe se rassurent.
Vous êtes un peu durs avec Olivier. De toute évidence, cet homme là s’ennuie. A Strasbourg quand il est à Strasbourg. A Clichy-sous-Bois quand il est à Clichy-sous-Bois. Quoiqu’au populaire Clichy-sous-Bois (9-3), je me demande parfois s’il ne se croit pas dans le très chic Clichy (92), qui a servi de cadre à l’attachant et sulfureux roman d’Arthur Miller » jours tranquilles à Clichy ». Derrière cet Olivier y aurait-il un « Joey » ou un « Carl » ? Avec la tourmente Epsteinienne qui sévit, va savoir ? Faudrait que l’opposition du coin surveille, du coin de l’œil, ses fréquentations clichoises-sous-Bois.
Voir plusMais passons puisque cet homme a de fortes convictions politique : communiste un jour, puis socialiste le lendemain pour « finir » macroniste. Si ça continue ainsi, on va le retrouver dans la Marine, le petit Olivier.
Car n’a-t-il pas été élu, il y a presque six ans, dans une des villes les plus pauvres de France qui reste à ce jour (et un peu grâce à lui puisqu’il est maire depuis 2020 et qu’il en redemande) très bien placée au palmarès des Villes les plus pauvres de France : 7ème position à égalité de points avec la Courneuve et Aubervilliers. Le devise d’Olivier serait-elle : » quand on a une bonne place au palmarès, il faut tout faire pour la garder » ?
Tout ça pour dire qu’un bon recteur à Strasbourg qui ne s’occuperait que de son rectorat et de qui en dépend, et un bon maire à Clichy-sous-Bois qui ne s’occuperait que de sa Ville et de ses habitant.es, ça serait pas si mal.
Quand on parle « d’indépendance » des médias, il faut parfois préciser indépendant de quoi, et de qui. Juridiquement, tout va bien : Rue89 Strasbourg n’est ni une filiale de la mairie, ni un journal municipal déguisé. Mais politiquement, la réalité est un peu plus subtile comme souvent à Strasbourg. Quand un média partage globalement les mêmes sensibilités idéologiques que ses actionnaires, qu’il vend de la publicité aux collectivités qu’il est censé observer, et qu’il évolue dans un petit écosystème local où journalistes, élus et communicants se croisent plus souvent qu’à la machine à café… on n’est plus dans l’indépendance absolue, mais dans la cohabitation courtoise. Ce n’est pas illégal.
Ce n’est même pas forcément volontaire.
C’est juste humain. Alors non, personne ne reçoit de coups de fil pour dicter les articles. Mais croire que tout cela n’a aucun effet sur les angles, les silences ou les indignations sélectives, c’est croire que les poubelles disparaissent toutes seules quand on ferme les yeux. Bref : indépendant, oui. Isolé, neutre et hors-sol ? Disons… indépendant sous conditions réelles d’usage.
Le clan des 18 qui subodorent ou invoquent l’absence de pluralisme dans la presse indépendante (indépendante des milliardaires quand-même) et donc s’abstiennent ou votent contre, sont souvent les mêmes que celles et ceux qui prennent leur matinal croissant-brioche-thé-café-avec-un-nuage-de-lait avec le Fig’ les Echos, les DNA ou autres trucs du genre, quand ils savent lire, ou C-News, Europe1, ou des machins semblables, quand ce n’est pas le cas.
On retiendra néanmoins que si soutenir la presse indépendante ne donne aucun droit, voter contre n’en enlèvera aucun. Que nos Catharina, Pernelle et nos deux Jean-Philippe se rassurent.
Vous êtes un peu durs avec Olivier. De toute évidence, cet homme là s’ennuie. A Strasbourg quand il est à Strasbourg. A Clichy-sous-Bois quand il est à Clichy-sous-Bois. Quoiqu’au populaire Clichy-sous-Bois (9-3), je me demande parfois s’il ne se croit pas dans le très chic Clichy (92), qui a servi de cadre à l’attachant et sulfureux roman d’Arthur Miller » jours tranquilles à Clichy ». Derrière cet Olivier y aurait-il un « Joey » ou un « Carl » ? Avec la tourmente Epsteinienne qui sévit, va savoir ? Faudrait que l’opposition du coin surveille, du coin de l’œil, ses fréquentations clichoises-sous-Bois.
Mais passons puisque cet homme a de fortes convictions politique : communiste un jour, puis socialiste le lendemain pour « finir » macroniste. Si ça continue ainsi, on va le retrouver dans la Marine, le petit Olivier.
Car n’a-t-il pas été élu, il y a presque six ans, dans une des villes les plus pauvres de France qui reste à ce jour (et un peu grâce à lui puisqu’il est maire depuis 2020 et qu’il en redemande) très bien placée au palmarès des Villes les plus pauvres de France : 7ème position à égalité de points avec la Courneuve et Aubervilliers. Le devise d’Olivier serait-elle : » quand on a une bonne place au palmarès, il faut tout faire pour la garder » ?
Tout ça pour dire qu’un bon recteur à Strasbourg qui ne s’occuperait que de son rectorat et de qui en dépend, et un bon maire à Clichy-sous-Bois qui ne s’occuperait que de sa Ville et de ses habitant.es, ça serait pas si mal.