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JH
Jean HAAS
Abo
73 commentaires
Il n’ya pas d’argent magique, c’est un fait, et je pense que les gens qui en ont (beaucoup) savent très bien où et comment le trouver. Le malheur est que la pulsion d’accumulation est précisément une pulsion, et qu’en tant que telle, elle ne peut jamais être satisfaite, puisqu’elle ne répond pas à un besoin. D’où les stratégies individuelles et collectives mises en oeuvre pour accélérer la concentration des richesses au détriment de l’intérêt général. C’est tout le contraire du ruissellement promis, et c’est bien plus que de la capillarité. On penserait plutôt aux phénomènes d’aspiration constatés lors des typhons, si toutefois c’était aussi passager.
Les théories développées pour justifier cet état de fait relèvent d’un darwinisme social qui commence par les pratiques culpabilisantes de développement personnel et qui se terminent en opérations T4. L’autre volet de ce matraquage idéologique consiste à persuader les gens qui s’en sortent plutôt bien qu’ils ne le doivent qu’à leur talent, leur travail et leur mérite. En général, ce n’est pas trop difficile.
« Les gens qui consultent régulièrement coûtent moins en soins »
Pourquoi les gouvernants qui répètent à longueur de temps « il faut dépenser moins » (en nous culpabilisant et en nous infantilisant au passage) n’arrivent-ils pas à le comprendre ? Est ce que c’est trop simple ?
Vous connaissez la théorie du battement d’ailes de papillon ? L’économie « non administrée » fait peut-être ses preuves (et encore …) dans un rayon de quelques km, mais au-delà ? Il y a parfois sur Arte un documentaire sur le mur de Berlin. On y voit un film de propagande de l’époque, où une petite fille fraîchement arrivée de l’Est dans un « camp de réfugiés » déguste pour la première fois de sa vie … une banane. Chacun compatira au malheur des petits Allemands de l’Est privés de bananes par les méchants communistes. Mais personne ne saura que, pour qu’on trouve en Europe de l’Ouest des bananes à un prix abordable, d’autres enfants, en Afrique et en Amérique centrale, travaillent dans les plantations au lieu d’aller à l’école, et mangent, boivent et respirent du chlordécone toute leur vie.
Mais du moment que « je l’vaux bien … »
Il n’ya pas d’argent magique, c’est un fait, et je pense que les gens qui en ont (beaucoup) savent très bien où et comment le trouver. Le malheur est que la pulsion d’accumulation est précisément une pulsion, et qu’en tant que telle, elle ne peut jamais être satisfaite, puisqu’elle ne répond pas à un besoin. D’où les stratégies individuelles et collectives mises en oeuvre pour accélérer la concentration des richesses au détriment de l’intérêt général. C’est tout le contraire du ruissellement promis, et c’est bien plus que de la capillarité. On penserait plutôt aux phénomènes d’aspiration constatés lors des typhons, si toutefois c’était aussi passager.
Les théories développées pour justifier cet état de fait relèvent d’un darwinisme social qui commence par les pratiques culpabilisantes de développement personnel et qui se terminent en opérations T4. L’autre volet de ce matraquage idéologique consiste à persuader les gens qui s’en sortent plutôt bien qu’ils ne le doivent qu’à leur talent, leur travail et leur mérite. En général, ce n’est pas trop difficile.
EH
Esther Helmlinger
Abo
« Les gens qui consultent régulièrement coûtent moins en soins »
Pourquoi les gouvernants qui répètent à longueur de temps « il faut dépenser moins » (en nous culpabilisant et en nous infantilisant au passage) n’arrivent-ils pas à le comprendre ? Est ce que c’est trop simple ?
JH
Jean HAAS
Abo
Vous connaissez la théorie du battement d’ailes de papillon ? L’économie « non administrée » fait peut-être ses preuves (et encore …) dans un rayon de quelques km, mais au-delà ? Il y a parfois sur Arte un documentaire sur le mur de Berlin. On y voit un film de propagande de l’époque, où une petite fille fraîchement arrivée de l’Est dans un « camp de réfugiés » déguste pour la première fois de sa vie … une banane. Chacun compatira au malheur des petits Allemands de l’Est privés de bananes par les méchants communistes. Mais personne ne saura que, pour qu’on trouve en Europe de l’Ouest des bananes à un prix abordable, d’autres enfants, en Afrique et en Amérique centrale, travaillent dans les plantations au lieu d’aller à l’école, et mangent, boivent et respirent du chlordécone toute leur vie.
Mais du moment que « je l’vaux bien … »
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Il n’ya pas d’argent magique, c’est un fait, et je pense que les gens qui en ont (beaucoup) savent très bien où et comment le trouver. Le malheur est que la pulsion d’accumulation est précisément une pulsion, et qu’en tant que telle, elle ne peut jamais être satisfaite, puisqu’elle ne répond pas à un besoin. D’où les stratégies individuelles et collectives mises en oeuvre pour accélérer la concentration des richesses au détriment de l’intérêt général. C’est tout le contraire du ruissellement promis, et c’est bien plus que de la capillarité. On penserait plutôt aux phénomènes d’aspiration constatés lors des typhons, si toutefois c’était aussi passager.
Voir plusLes théories développées pour justifier cet état de fait relèvent d’un darwinisme social qui commence par les pratiques culpabilisantes de développement personnel et qui se terminent en opérations T4. L’autre volet de ce matraquage idéologique consiste à persuader les gens qui s’en sortent plutôt bien qu’ils ne le doivent qu’à leur talent, leur travail et leur mérite. En général, ce n’est pas trop difficile.
« Les gens qui consultent régulièrement coûtent moins en soins »
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Vous connaissez la théorie du battement d’ailes de papillon ? L’économie « non administrée » fait peut-être ses preuves (et encore …) dans un rayon de quelques km, mais au-delà ? Il y a parfois sur Arte un documentaire sur le mur de Berlin. On y voit un film de propagande de l’époque, où une petite fille fraîchement arrivée de l’Est dans un « camp de réfugiés » déguste pour la première fois de sa vie … une banane. Chacun compatira au malheur des petits Allemands de l’Est privés de bananes par les méchants communistes. Mais personne ne saura que, pour qu’on trouve en Europe de l’Ouest des bananes à un prix abordable, d’autres enfants, en Afrique et en Amérique centrale, travaillent dans les plantations au lieu d’aller à l’école, et mangent, boivent et respirent du chlordécone toute leur vie.
Voir plusMais du moment que « je l’vaux bien … »
Il n’ya pas d’argent magique, c’est un fait, et je pense que les gens qui en ont (beaucoup) savent très bien où et comment le trouver. Le malheur est que la pulsion d’accumulation est précisément une pulsion, et qu’en tant que telle, elle ne peut jamais être satisfaite, puisqu’elle ne répond pas à un besoin. D’où les stratégies individuelles et collectives mises en oeuvre pour accélérer la concentration des richesses au détriment de l’intérêt général. C’est tout le contraire du ruissellement promis, et c’est bien plus que de la capillarité. On penserait plutôt aux phénomènes d’aspiration constatés lors des typhons, si toutefois c’était aussi passager.
Les théories développées pour justifier cet état de fait relèvent d’un darwinisme social qui commence par les pratiques culpabilisantes de développement personnel et qui se terminent en opérations T4. L’autre volet de ce matraquage idéologique consiste à persuader les gens qui s’en sortent plutôt bien qu’ils ne le doivent qu’à leur talent, leur travail et leur mérite. En général, ce n’est pas trop difficile.
« Les gens qui consultent régulièrement coûtent moins en soins »
Pourquoi les gouvernants qui répètent à longueur de temps « il faut dépenser moins » (en nous culpabilisant et en nous infantilisant au passage) n’arrivent-ils pas à le comprendre ? Est ce que c’est trop simple ?
Vous connaissez la théorie du battement d’ailes de papillon ? L’économie « non administrée » fait peut-être ses preuves (et encore …) dans un rayon de quelques km, mais au-delà ? Il y a parfois sur Arte un documentaire sur le mur de Berlin. On y voit un film de propagande de l’époque, où une petite fille fraîchement arrivée de l’Est dans un « camp de réfugiés » déguste pour la première fois de sa vie … une banane. Chacun compatira au malheur des petits Allemands de l’Est privés de bananes par les méchants communistes. Mais personne ne saura que, pour qu’on trouve en Europe de l’Ouest des bananes à un prix abordable, d’autres enfants, en Afrique et en Amérique centrale, travaillent dans les plantations au lieu d’aller à l’école, et mangent, boivent et respirent du chlordécone toute leur vie.
Mais du moment que « je l’vaux bien … »