Avec l’arrivée du nouveau gouvernement, les municipalités ont le choix pour les rythmes scolaires dans leurs écoles. La Ville de Colmar a par exemple déjà opté pour la semaine de 4 jours depuis janvier. C’est aussi le cas de la majorité des communes de l’Eurométropole à partir de la rentrée 2018. Les Strasbourgeois pourront quant à eux donner leur avis concernant la rentrée 2019, le statu-quo ayant été décidé pour 2018. Un cycle de réunions est organisé au printemps 2018.
Le maire Roland Ries (PS) estime que « prendre une décision immédiate, sans discussion, pour la rentrée 2018 serait déraisonnable ». Une concertation publique a donc été organisée. La concertation se fera en deux étapes : des conférences-débats (la première et la dernière seront retransmises sur le site strasbourg.eu) puis la composition de groupes de travail citoyens.
Sept conférences-débats et des groupes de travail
De fin mars à fin mai, sept conférences-débats dans différents quartiers strasbourgeois ont été organisées. Deux d’entre elles se passeront au centre administratif. D’après la Ville, les intervenants de ces conférences auront vocation à enrichir la réflexion des participants. Un pédopsychiatre et un médecin, tous deux spécialistes des questions d’éducation se prêteront au jeu pour donner un avis de professionnel de la santé. Les deux autres intervenants sont chercheurs, l’une en psychologie de l’éducation à l’Université de Lille et l’autre en sciences de l’éducation.
Parents et syndicats en colère
Toutes les contributions issues des débats seront restituées sur un forum numérique et une page Facebook dédiée. Les participants des conférences qui le souhaitent pourront s’inscrire ensuite pour participer à des groupes de travail pour approfondir les réflexions aux mois de mai, juin et septembre 2018. En tenant compte de tous ces éléments, la municipalité rendra sont verdict à l’automne 2018 pour une mise en œuvre à la rentrée 2019.
Une intersyndicale enseignante et des parents d’élèves, ont manifestés devant le centre administratif le 21 mars dernier. Ils réclament plus d’écoute de la part des autorités compétentes. Les conseils d’école, instances qui votent le règlement intérieur des établissements scolaires, ce sont déjà largement prononcés en faveur de la semaine de quatre jours.
Les syndicats déplorent que la Ville ne tient plus compte des votes des conseils d’écoles, « le seul lieu règlement aire et légitime de la démocratie scolaire et de l’expertise croisée ». Les quatre organisations (Snuipp, Unsa, CDFT et FO) n’hésitent pas à parler de « rupture consommée ».
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